16 aoû 2008
SuperVee 27, première sortie sur le dos...
Commandé, reçu et prêt à naviguer depuis bien longtemps, mon SuperVee n’avait toujours pas posé le bout du gouvernail ni même fait ses premiers tours de pales dans un autre élément liquide que l’eau de la baignoire…
Alors, de passage à l’Isle-Adam, j’ai profité d’un plan d’eau sans pêcheurs ni restriction pour un essai… de très courte durée…
Mise à l’eau
Commencez par allumer la radio puis, connectez les prises Dean des deux batteries. Le contrôleur (ESC) émet un bip pour signaler que tout va bien.
Il faut maintenant initialiser le contrôleur (pleins gaz – bip – retour au neutre – 5 bips). Testez brièvement les gaz et la direction et, si tout le monde réagit normalement, il ne reste plus qu’à fermer la boîte radio, remettre et verrouiller le capot de pont et poser le SuperVee dans l’eau…
Le premier run
Une chose importante à savoir, à l’instar des voiliers : il n’y a ni frein ni marche arrière ! Au début c’est assez déroutant comparé au comportement de mon Catamaran Mini-Z qui se pilote comme une voiture.
Il faut donc penser à ne pas trop approcher de berges éventuellement inacessibles à pied car sans pouvoir faire de manoeuvre, il ne restera pas beaucoup de solutions pour s’en sortir…
Maintenant que vous êtes prévenus, on peut y aller ! Dès que l’on tire sur la gâchette le SuperVee démarre assez rapidement sans être un foudre de vitesse puis, au bout d’une dizaine de mètres il sort le nez de l’eau, décolle et prend une vitesse “de croisière” impressionnante ! Malheureusement le plan d’eau sur lequel j’évolue est trop petit pour maintenir la vitesse de pointe plus de 2 ou 3 secondes d’autant que les virages doivent se faire larges !
Sur le dos
Je n’aurais eu le temps de faire que quelques longueurs avant de prendre un virage à gauche en vitesse de pointe (erreur du débutant qui ne veut pas lâcher les gaz) et me retrouver sur le dos…
Rien à faire, après de trop longues secondes, le SuperVee n’affiche aucune vélléité de revenir à l’endroit. Il va falloir se mouiller.
Avant de plonger, j’ai essayé de voir si la brise pourrait le ramener, mais j’avais trop bien choisi mon endroit pour me retourner : le plein milieu du lac !
J’ai ensuite essayé de le caillasser mais les jets de pierre étaient trop courts et les remous insuffisants pour donner envie au bateau de se déplacer vers une des berges…
Je me suis donc résigné à me jeter à l’eau (plutôt fraîche…) pour le ramener. De retour sur la terre ferme, j’ai eu la bonne surprise de constater qu’il n’avait pas trop absorbé d’eau malgré l’absence de joint au capot de pont et le trou béant de passage de l’antenne.
Concernant les batteries, restées collées au plafond fond par le velcro, elles n’ont pas pris une goutte d’eau. Les LiPo n’aimant pas l’eau, je ne regrette pas d’avoir choisi un modèle à coque rigide qui donne une sécurité de plus.
Et maintenant au séchage !
Les raisons d’un échec
En ramenant le SuperVee à la nage, j’ai remarqué que le turn fin était relevé : la faute à une vis BTR pas assez serrée. Après quelques recherches, le “turn fin” (la petite dérive située à droite du tableau arrière) s’avère d’une grande utilité nécessité absolue pour la stabilité en virages… il permet d’éviter un tête à queue ou un retournement !
Je sais ce qu’il me reste à faire avant la prochaine sortie…

